La psychanalyse intégrative
Explorer ce qui se répète, ce qui nous échappe et ce qui reste difficile à mettre en mots.
La psychanalyse intégrative accorde une place centrale à l’inconscient et à la relation thérapeutique. Dans ma pratique, elle s’inscrit dans la continuité d’un travail qui peut évoluer, au fil de ce que la personne éprouve et devient en mesure d’explorer.
Dans cette page
Mon cadre conceptuel
Mon cadre de référence est celui de la psychanalyse intégrative. Il repose sur une épistémologie de la complexité : une manière de comprendre la personne en reliant sa vie psychique, ses émotions, son corps et son environnement familial et social. Dans les travaux de Max Pagès, ces dimensions se construisent et se transforment les unes avec les autres.
Cette orientation articule les psychanalyses avec les psychothérapies relationnelles et existentielles. Elle s’appuie sur le modèle du psychisme élaboré par Freud, enrichi par ses successeurs, et sur les apports de Wilhelm Reich. Elle reste ouverte au dialogue avec d’autres champs de connaissance, notamment la sociologie clinique.
Trois principes guident cette démarche :
- Reconnaître l’inconscient et sa place dans notre manière de ressentir, d’agir et d’entrer en relation.
- Travailler la relation thérapeutique dans le transfert, en portant attention à ce qui se rejoue entre le patient et le thérapeute.
- Adapter la technique et le cadre à la problématique de la personne, aux mouvements de régression et au moment de la cure.
Ces repères orientent le choix des interventions : relier ce qui se vit sur les plans affectif, corporel et social, et proposer un travail ajusté à la singularité de la personne.
Laisser venir les associations
Un rêve, une phrase qui vient sans que l’on sache pourquoi, un souvenir qui surgit au milieu du récit d’une journée : ces mouvements de la pensée peuvent ouvrir des pistes inattendues.
Pendant les séances, vous pouvez laisser venir ce qui se présente, même si cela paraît sans lien, contradictoire ou difficile à dire. C’est ce que l’on appelle l’association libre.
Nous nous intéressons aux liens qui se dessinent entre ces éléments, à ce qui revient et à ce qui suscite une émotion. Le sens d’un rêve, par exemple, se cherche à partir de vos propres associations et de votre histoire.
Ce qui se rejoue dans la relation thérapeutique
Les façons d’attendre quelque chose de l’autre, de craindre son jugement ou de se protéger peuvent aussi apparaître dans la relation avec moi. Vous pouvez, par exemple, avoir peur de me décevoir, chercher à faire une « bonne séance » ou éprouver une colère difficile à m’adresser.
Ces mouvements peuvent faire écho à des relations plus anciennes. En psychanalyse, on parle de transfert. Pouvoir les reconnaître, les vivre dans la relation et en parler constitue une part importante du travail analytique.
Je suis présente et engagée dans ce travail. Nous pouvons revenir sur ce qui a été ressenti pendant une séance, sur une parole qui vous a touché ou sur ce qui a été difficile entre nous.
La place du divan
Le passage au divan se décide ensemble au cours de la thérapie, lorsqu’il paraît susceptible de soutenir le travail engagé.
La position allongée modifie la manière d’être présent à soi et à la relation. Elle peut favoriser l’attention aux images, aux associations et aux sensations qui apparaissent, et permettre de laisser davantage de place à la vie intérieure.

La régression : accueillir des émotions plus anciennes
Le divan peut favoriser ce que la psychanalyse appelle un mouvement de régression : des états affectifs plus anciens, parfois liés à la petite enfance, peuvent prendre davantage de place dans l’expérience de la séance.
Cela peut se manifester par un sentiment de grande vulnérabilité, un besoin d’être soutenu, une peur de la séparation ou une détresse difficile à formuler. Ce qui émerge peut prendre la forme d’une émotion, d’une sensation ou d’une image, sans récit précis qui l’accompagne.
Le cadre et la relation thérapeutique permettent d’accueillir ces éprouvés et de les travailler progressivement. L’enjeu est de leur donner une place, des mots et du sens, en les reliant à ce que vous vivez aujourd’hui.
Accompagner les personnalités limites
La psychanalyse intégrative s’est notamment développée avec une attention particulière aux problématiques limites. Dans ma pratique, son intérêt pour cet accompagnement tient à l’articulation du travail sur les émotions, le vécu corporel et les liens qui se nouent dans la relation thérapeutique.
L’enjeu est de proposer un cadre suffisamment stable et un travail ajusté à ce que la personne peut vivre et élaborer. La manière d’intervenir, le rythme de l’exploration et la place éventuelle du divan se réfléchissent à partir de ses besoins et du moment de la thérapie.
Un processus qui se construit dans la durée
Des expériences anciennes peuvent continuer à orienter la vie affective et les relations présentes. Le travail analytique vise à rendre ces mouvements plus accessibles et à permettre leur transformation dans la relation thérapeutique.
Il se construit au rythme de la personne, avec ses moments de découverte, d’incertitude et de résistance. Une même question peut être reprise plusieurs fois, en étant éprouvée autrement au fil du travail.
Comprendre comment l’approche intégrative relie les différentes dimensions de l’expérience
Commencer par une rencontre
Vous pouvez venir avec une question précise ou une difficulté encore confuse. Un premier échange permet de parler de votre demande et de voir comment un travail ensemble pourrait s’engager.
